De nouvelles lectures en perspective...
La sélection du Prix littéraire
des lycéens et apprentis
de Bourgogne 2011 - 2012
|
AUTEURS |
TITRES |
MAISONS D’EDITION |
|
|
Catégorie Roman |
|||
|
Hélène Gestern |
Eux sur la photo |
Arléa |
|
|
Gaëlle Josse |
Les heures silencieuses |
Autrement |
|
|
Aline Kéner |
Le jeu du pendu |
Liana Levi |
|
|
Raphaëlle Riol |
Comme elle vient |
Rouergue |
|
|
Nicole Roland |
Kosaburo, 1945 |
Actes Sud |
|
|
Sophie Stern |
Femmes tortues Hommes crocodiles |
D’un noir si bleu |
|
|
Catégorie Bandes dessinées |
|||
|
Thierry Murat |
Les larmes de l’assassin |
Futuropolis |
|
|
Callède, Séjourné & Verney |
L’appel des origines « Harlem » |
Vents d’ouest |
|
|
Bastien Vivès |
Polina |
Casterman |
|
|
Lupano, Salomone & Pieri |
L’homme qui n’aimait pas les armes à feu « Chili con carnage » |
Delcourt |
|
C'est reparti !
Créé et soutenu financièrement par la Bourgogne et le Conseil Régional, le Prix littéraire des Lycéens et Apprentis de Bourgogne attaque une nouvelle année, et nous sommes sélectionnés encore une fois pour en être les jurés !
Les élèves littéraires du lycée Maurice Genevoix ont donc commencé leurs lectures avec enthousiasme. Cette année, une nouveauté notable : 4 bandes-dessinées viendront en complément de 6 romans fournir une sélection éclectique (la liste prochainement sur notre blog)
Merci à Yassine Azoug, du Journal du Centre, venu en reportage pour rendre compte du lancement de l'opération)
Qui sera lauréat...
...du "Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne" 2011 ?
Après avoir reçu Agnès Desarthe en février dernier et lu des ouvrages bien différents les uns des autres, nos élèves ont voté.
Un titre se détache très nettement dans leurs suffrages : La Ballade de Lila K de Blandine Le Callet (Comme d'habitude, je tente un pronostic : Blandine Le Callet sera bien la lauréate 2011).
Nous saurons aujourd'hui, lors de la cérémonie menée au Zénith de Dijon, si l'avis de la 1ère L et de la T.L rejoint ceux de la majorité des lycens et apprentis de Bourgogne (et si, comme d'habitude, j'ai le pronostic fiable !).
Grâce au Conseil Régional et à cette action culturelle, ce fut encore une belle année de lectures et de rencontres.
Petit rappel des dix romans en lice :
Cour Nord, d'Antoine Choplin (La brune)
La mer noire, de Kéthévane Davrichewy (Sabine Wespieser)
Dans la nuit brune, d'Agnès Desarthe (L’Olivier)
La ballade de Lila K, de Blandine Le Callet (Stock)
La disparition de Paris et sa
renaissance en Afrique, de Martin Page (L’Olivier)
La valse des gueules cassées, de Guillaume Prévost (Nil)
Attendre, de Sandrine Roudeix (Flammarion)
Luisa, de Marie-Claude Roulet (Le temps qu’il fait)
L’heure de pointe, de Dominique Simonnet (Acte sud)
Sébastien, de Jean-Pierre Spilmont (La fosse aux ours)
------------------------------------------------
Le résultat ce soir :
Félicitations renouvelées à Blandine Le Callet, lauréate 2011 du "Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne" !
Une petite info exclusive : Blandine prépare un recueil de nouvelles. A suivre !
"La Ballade de Lila K" de Blandine Le Callet, quelques appréciations :
La documentaliste au LP Françoise Dolto à Montceau-les-Mines, en Saône -et-Loire, nous a envoyé les critiques de ses élèves !
"Nous participons en effet au Prix littéraire avec une classe de
seconde BEP carrières sanitaires et sociales.
Les
élèves ont adoré La
Ballade de Lila K, je vous livre ici quelques avis de lecteurs :
« J’ai adoré ce livre, je me suis très vite mise dans la peau du personnage. De plus, il est très simple à comprendre donc à lire aussi. Je recommande ce livre à toutes les personnes qui aiment ou n’aiment pas lire. » (Agnès)
~~~~~~~~~~~~~
« Je trouve que ce roman était très intéressant, qu’il n’était pas dur à lire. On trouve dedans un sentiment de tristesse qu’on peut ressentir; et un petit suspense qui nous donne envie de tout de suite finir le livre pour savoir la fin. » (Cassandra)
~~~~~~~~~~~~~
« La Ballade de Lila K m’a bien plu, il était très intéressant, car il y a un peu de suspense, on ne sait pas si elle va retrouver sa mère ou pas. » (Mélanie)
~~~~~~~~~~~~~
« Le livre que j’ai le plus apprécié est La Ballade de Lila K car il était époustouflant, triste, drôle, émouvant, et cela peut arriver dans la vraie vie. Il est facile à lire. Je le conseille franchement. » (Coralie)
~~~~~~~~~~~~~
« J’ai trouvé cette histoire super! Ce qui m’a le plus marqué, c’est le fait qu’elle a réussi à vivre au Centre seulement pour qu’elle puisse retrouver sa mère à la sortie. C’est un des livres que j’aime le plus » (Charlène)
~~~~~~~~~~~~~
« J’ai apprécié cette histoire malgré le fait qu’elle soit
bouleversante, on est immédiatement plongé dans ce roman sur l’histoire de cette
petite fille. » (Alyssa)
~~~~~~~~~~~~~
Nous avons nous aussi créé un blog à l'occasion du Prix littéraire, en voici l'adresse : http://lewebpedagogique.com/doltoblog/"
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Merci à vous et à bientôt pour d'autres appréciations ?
Agnès Desarthe en visite au lycée Maurice Genevoix
Agnès Desarthe, photo de Céline Nieszawer
Ce matin,nous recevons au lycée Agnès Desarthe, auteur du roman" Dans la nuit brune.
Elle concourt au Prix Littéraire des Lycéens et Apprentis de Bourgogne", lancé et financé par le Conseil Régional.
La
rencontre devrait enrichissante pour nos élèves de 1ère L, Terminale L
et deux autres classes venues de Nevers avec leurs enseignants. On vous
tient au courant de la suite !
"Dans la nuit brune", d'Agnès Desarthe, une appréciation.
Dans la nuit brune d'Agnès Desarthe
"Ce livre m'a beaucoup plu malgré un léger décrochage au milieu. L'histoire est intéressante car elle nous démontre bien tout le malheur qu'une personne ressent quand on perd l'être que l'on aime le plus.
Le passage où le père de l'héroïne rencontre une femme est moins intéressant, plus ennuyeux cependant."
Marion S
"La Ballade de Lila K" de Blandine Le Callet, une appréciation :
La Ballade de Lila K de Blandine Le Callet
"J'ai aimé ce livre parce qu'il y a beaucoup de mystère et on se demande comment il va se terminer.
L'idée est très originale !"
Marjorie G-P
Agnès Desarthe a dit :
Agnès Desarthe, photo de Céline Nieszawer
"La cuisine comme la littérature sont des espaces de liberté absolue, propices à toutes les créations, loin du quotidien.
Un écrivain est un être humain qui envoie un message de manière obsessionnelle à quelqu'un qu'il ne connaît pas ; (...) à l'origine de ce message il y a souvent de la douleur, des doutes, des questionnements. (...) On écrit avec ce que l'on ne comprend pas et qui pourtant nous obsède, nous réjouit, nous excite, nous tourmente.
Quand on écrit, la déception est fondatrice de l'acte. En caricaturant, on peut dire que tout commence par l'idée et la vision mégalomane d'un roman, idée et vision qui retombent à la première phrase écrite. La déception de l'écrivain est de découvrir qu'il ne peut s'extraire de lui-même.
Un écrivain n'a pas à savoir faire beaucoup de choses. Mais, s'il ne possède pas un minimum de faculté d'identification, alors qu'il change de métier ! Dans un roman où il y a dix personnages, je ne vais pas me décliner dix fois moi-même : j'invente. Je travaille un peu à partir de mes souvenirs, mais beaucoup par spéculation.
Dès lors qu'une oeuvre se mêle de pédagogie, l'art s'en échappe comme d'un pneu crevé.
L'idée, comme l'écrit Singer, qu'une des conditions nécessaires et quasi suffisantes pour écrire une histoire est d'être convaincu que personne d'autre ne pourrait l'écrire à notre place me semble être la bonne.
Peu importe qui raconte pourvu qu'il raconte bien. C'est là (...) ce que j'appelle la responsabilité de l'écrivain. Il faut, comme disent les enfants, "être cap"."
Agnès Desarthe (propos recueillis par Gaëlle Desportes, in Côté Mômes, février 2007, et in Mon écrivain préféré, L'Ecole des Loisirs, juin 2006)
Article déjà paru le 21 août 2008 : http://jnleblanc.canalblog.com/archives/2008/08/21/10268523.html

"Dans la nuit brune", d'Agnès Desarthe.
La présentation du roman en quatrième de couverture :
"Jérôme est un homme calme. C’est du moins ce qu’il croit. Lorsque
l’amoureux de sa fille Marina meurt dans un accident, il tombe dans une
profonde agitation. Que faire du chagrin de Marina ? D’autres secousses,
de plus en plus fortes, viennent ébranler la vie de Jérôme. Il doit
alors se rendre
à l’évidence : de lui-même et de ses origines, il ne sait rien, sinon
qu’il fut recueilli jadis, errant dans les bois, par un couple qui
l’adopta. D’où vient Jérôme, l’enfant sauvage ? Pour le savoir, il lui
faudra plonger à nouveau dans la nuit brune, guidé par un étrange
mentor. Dans ce livre, un homme doit se confronter à des forces qui le
dépassent, et qui portent des noms si anciens qu’ils ont presque perdu
leur sens, comme Éros ou Thanatos. Pour lui, l’Histoire est vraiment un
cauchemar dont il essaie de s’éveiller. Usant de toutes les ressources
du romanesque, sans se priver de celles du conte, Agnès Desarthe ne
cesse de nous surprendre et de nous enchanter."… Lire la suite
Nous recevrons Agnès Desarthe mercredi 9 février au lycée Maurice Genevoix, à Decize.
"Cour Nord" d'Antoine Choplin.
La présentation du roman en quatrième de couverture :
« Ce matin encore, il est debout avant moi, vers les cinq heures et demi. Depuis mon lit, je l’entends quitter sa chambre, faire couler l’eau au lavabo du palier, s’asperger longuement le visage. Après, il frappe les deux coups secs à ma porte et descend à la cuisine. Il prépare le café et aussi quelque chose à mettre dans nos gamelles pour midi. Quand je le rejoins, nous nous saluons d’un regard. Je soulève le couvercle des casseroles où cuisent des œufs et des lentilles au lard. J’expose mes paumes à la bonne chaleur du feu. Je demande à mon père s’il n’a pas eu trop froid durant la nuit, surtout avec ses douleurs aux articulations. Il ne répond rien. » Depuis le début de la grève, Léopold va à l’usine avec son père. Si ce dernier, syndicaliste militant, fait partie des contestataires les plus déterminés au point d’entamer seul une grève de la faim, Léopold pense davantage à la musique et au premier concert que son groupe va bientôt donner à Lille qu’à la lutte. Pour lui, le monde ouvrier tel que l’ont connu les générations précédentes n’est plus. Son avenir est ailleurs, il prend la tangente. Entre le père et le fils, le fossé s’élargit : ils ne partagent désormais rien de plus que la même maison. Cour Nord est une décoction lente de mots et de sons, un inquiétant mélange de bruit et de silence, un roman en acier trempé. Antoine Choplin ne livre pas de révélations fulgurantes, mais un constat qui pèse lourd en ces temps de crise. Sans fioritures ni effets faciles, mais avec un style dense, précis, dans une langue qui conduit le récit sans aucune faiblesse."
Découvrez "Cour Nord", le nouveau roman d'Antoine Choplin sur Culturebox !


