09 janvier 2008
"Toutes ces vies qu'on abandonne", une critique
Toutes ces vies qu'on abandonne est, je trouve, un très bon livre. Certains passages où l'on décrit des scènes de guerre sont très instructifs. Mais la fin est un peu décevante car elle est un peu trop rapide. On a l'impression qu'elle est un peu bâclée.
Ce livre reste cependant un livre agréable que je placerais peu après Expiration -qui reste pour l'instant mon préféré !
Kassandre
03 novembre 2007
"Toutes ces vies qu'on abandonne", de Virginie Ollagnier
Un extrait :
"Mercredi 4 décembre 1918.
Sa robe soulevée jusqu'à la naissance de ses bottines crottées, vraiment cela ne faisait pas sérieux. Claire le pensait bien, mais s'en moquait. De toute façon elle était pressée et personne ne levait les yeux sur elle. Elle avait bien plus peur que la pluie ne fasse boucler ses cheveux de novice. Claire les ramena sous son foulard d'un geste vif. La dureté de l'air glacé dans sa poitrine se faisait sentir, mais elle ne ralentit pas.
Les soldats qu'elle dépassait arrivaient des derniers hôpitaux de campagne qui les renvoyaient chez eux, maintenant que la guerre était finie. Finie était un bien grand mot quand elle les voyait dans les ambulances. Ils arrivaient comme ce matin, par vagues, en train, tous ensemble, comme s'ils obéissaient une dernière fois à un ordre lointain, rentrer à Annecy. Elle se disait que l'hiver était la saison qui convenait à la désolation. Des hommes marchant seuls dans l'angoisse de retrouver leur famille. Lors de leur première arrivée, elle les espérait chantant presque leur joie d'être de retour, mais elle avait vite compris le silence obstiné de ces survivants."
30 octobre 2007
"Toutes ces vies qu'on abandonne", de Virginie Ollagnier
La première phrase :
"Mercredi 4 décembre 1918. Sa robe soulevée jusqu'à la naissance de ses bottines crottées, vraiment cela ne faisait pas sérieux."
22 septembre 2007
Toutes ces vies qu'on abandonne", de Virginie Ollagnier
Conception et photo de couverture : D. Hoch




