20 juillet 2007
"Kétala", un extrait
Kétala, de Fatou DIOME
"Mère Afrique, pardonne !
Pardonne à tes enfants, partis à l'aube,
Loin de tes yeux,
Loin de tes dieux.
Vent de Yoff !
A toi mon visage,
Que le souffle de l'Afrique
Caresse mes plaies d'Europe.
Mère Afrique, pardonne-moi.
Afrique mère, embrasse l'autre moi.
Mère Afrique, pardonne !
Pardonne à tes enfants partis à l'aube,
Puisqu'ils t'endeuillent de leur absence
Et te reviennent, toujours autres.
Je t'ai quittée, à l'aurore de mes désirs,
Me voici, au crépuscule de mes soupirs.
Le partant est un enfant ignorant,
Reçois le revenant, le repentant.
J'ai cru au bonheur de l'errance,
Je ne rapporte que mes rêves rances.
Mère Afrique, pardonne ! Pardonne à tes enfants, partis à l'aube, Puisqu'ils te reviennent autres, Il ne te reviennent pas." Superbe, tout simplement.
14 juillet 2007
"Kétala", une critique
Ketala, de Fatou Diome
L'histoire, à priori, semblait originale, mais les propos tenus par les différents objets de la défunte ont très vite ennuyé les élèves qui étaient chargés de lire ce livre. Je me demande quels ont été les critères de sélection, car ce livre convient difficilement à un public adolescent.
Evony
10 juillet 2007
"Kétala", le titre
Kétala, de Fatou DIOME
Le titre du roman trouve son explication à la page 16 :
"Les humains avaient décidé de faire le Kétala de Mémoria, le partage de son héritage. Le huitième jour après son enterrement, selon la tradition musulmane, on devait, sous l'oeil vigilant de l'imam, distribuer les affaires de la défunte aux différents membres de sa famille."
Les meubles et objets de la défunte, Mémoria, s'animent alors et conversent.
"C'est bien triste, ce qui nous arrive, ronchonna Mouchoir. Chacun de nous est une trace de l'histoire de Mémoria ; si on nous sépare les uns des autres, il ne restera plus rien de notre maîtresse."
Masque prend la parole :
"Comme nous ne pourrons pas empêcher les humains de nous disperser, je propose que chacun de nous raconte aux autres tout ce qu'il sait de Mémoria. Ainsi, pendant les six nuits et les cinq jours qui nous séparent du kétala, nous allons tous, ensemble, reconstituer le puzzle de sa vie. Nous saurons alors ce qu'elle faisait dans cet appartement où elle nous a rassemblés, comment elle a vécu et de quoi elle est morte. Ainsi, chacun de nous pourra partir vers n'importe quel horizon, mais avec l'histoire complète de notre défunte maîtresse."
"On ne peut pas toujours emmener les siens avec soi, mais on part toujours avec sa mémoire."
03 décembre 2006
"Kétala", une critique
"Mon avis sur Kétala :
Une idée originale au départ mais le livre devient vite pénible et ennuyeux car il ne se passse rien d'extraordinaire dans la vie de cette pauvre Mémoria.
Plusieurs élèves ont abandonné en cours de route !
------------------------------------------------------------------------
D'accord ? pas d'accord ? Nous attendons vos commentaires.
26 novembre 2006
"Kétala", première phrase et résumé
Kétala, de Fatou Diome (Editions Flammarion) La première phrase
"Lorsqu’une personne meurt, nul ne se soucie de la tristesse de ses meubles !"
Le résumé « officiel » :
« A la mort de Mémoria, ses proches décident de procéder au kétala, le partage des biens. Durant les cinq jours et six nuits qui les séparent du moment fatidique, pour que perdure la mémoire de la jeune femme, assiettes, portes, bibelots prennent tour à tour la parole et reconstituent son histoire… »
Que vous soyez élève de 1ère ES-L ou d'une autre classe, lecteur ou libraire, jeune ou comme moi, Bourguignon ou Basque, Roger Hanin ou Fatou Diome, nous attendons vos impressions de lecture. Envoyez votre avis en cliquant sur « Contacter l’auteur » et nous le publierons prochainement.
29 octobre 2006
La Couverture
Kétala, de Fatou Diome
(édition Flammarion)





