24 novembre 2007
"La première marche" d'Isabelle Minière, un extrait
"Puis la petite croit rêver ; les choses se passent comme dans un rêve. La mère dépose les quartiers d'orange dans l'assiette de sa fille, abasourdie. Elle écarquille les yeux : l'orange, tout épluchée, est devant elle, à portée de main. Elle attend... Elle espère... Et les mots transforment le rêve en réalité : -Tiens, c'est pour toi."
15 novembre 2007
"La première marche" d'Isabelle Minière, une critique
Tout au long du roman, la petite fille raconte la relation avec sa mère, relation ambiguë. Son refuge, c'est les escaliers dès qu'elle est triste. On peut voir la vie d'un enfant, comment elle perçoit la vie et toutes les problèmes qaue l'on peut rencontrer. Et ce petit frère si parfait que tout le monde apprécie.
Ce qui donne du charme à lire ce livre, c'est la manière dont une enfant interprète la vie.
Très plaisant à lire, même si on s'attend à une fin meilleure, surtout entre la petite et sa mère autoritaire : cette fin me semble triste.
Séverine.
13 novembre 2007
"Expiration", d'Anna Borrel, une critique
Expiration nous projette dans un futur plus ou moins proche, et nous offre une vision assez dure d'une civilisation qui oppose les riches aux pauvres. La France est séparée en deux, la Zone 1, Paris, et la Hors-zone, le reste de la France. Le personnage principal est Christian, jeune officier de police en zone 1, arrivé de Hors-zone. Il va tout faire pour être reconnu comme un bon citoyen de la Zone 1 et pas comme un vulgaire Hors-zonard.
Expiration est un très bon livre qui mêle action et psychologie. L'histoire est très intéressante et les personnages sont surprenants. En bref, c'est le livre qu'il faut absolument lire.
Benjamin.
11 novembre 2007
"Le magasin des suicides", de Jean Teulé, une critique
Le Magasin des Suicides est un très bon roman qui mêle parfaitement le tragique au comique.
Alan, par sa bonne humeur, son courage et sa persévérance, parviendra à démonter l'esprit familial qui, depuis des générations, vit avec et pour la mort.
La fin de ce roman, extrèmement surprenante, ne demeure pas sans morale :
le but de la vie est-il d'accomplir une mission ?
C'est une question sur laquelle peut s'interroger le lecteur.
Florence
05 novembre 2007
"Expiration", d'Anna Borrel, un extrait
"Un sentiment d'impuissance et d'injustice l'étreignait. Il se sentait minable et terriblement "hors-zonard". Il s'était fait avoir sur des bêtises, des erreurs de débutant ! En Zone 5 par exemple, un type comme Petit-Chatel n'aurait jamais pu dissimuler un atelier clandestin avec une telle aisance. Là-bas, les drones n'étaient pas de pauvres caméras tout juste bonnes à flotter dans les espaces dits "publics". C'était de véritables tanks qui débarquaient chez vous à toute heure et tiraient à la moindre infraction. Mais pourquoi n'avait-il pas pensé tout de suite au "droit à la vie privée" des citoyens du Centre ? Quelle naïveté ! Sa mise à l'écart prolongée avait rouillé ses réflexes. Et il s'était laissé intimider par le caractère implacable de Lemaire. Elle lui rappelait ses supérieurs du camp de dressage. Intraitable, intransigeante. Il ne lui en voulait pas, c'était le jeu. Mais à elle aussi, il allait lui montrer. Si les programmes du camp avaient de la mémoire, ils se souvenaient encore de l'élève Christian Dessandres, matricule 16A5478. Prix d'excellence, docilité : 100/100 ; productivité : 97/100 ; capacités mémorielles : 98/100 ; sport : 100/100.
-Ça va ?
Le capitaine mollasson le rejoignait au bas de l'escalier, tout suintant d'une molle compassion.
-Très bien, il faut juste que je prenne l'air. Je vais retourner sur le lieu du... de l'affaire."
03 novembre 2007
"Toutes ces vies qu'on abandonne", de Virginie Ollagnier
Un extrait :
"Mercredi 4 décembre 1918.
Sa robe soulevée jusqu'à la naissance de ses bottines crottées, vraiment cela ne faisait pas sérieux. Claire le pensait bien, mais s'en moquait. De toute façon elle était pressée et personne ne levait les yeux sur elle. Elle avait bien plus peur que la pluie ne fasse boucler ses cheveux de novice. Claire les ramena sous son foulard d'un geste vif. La dureté de l'air glacé dans sa poitrine se faisait sentir, mais elle ne ralentit pas.
Les soldats qu'elle dépassait arrivaient des derniers hôpitaux de campagne qui les renvoyaient chez eux, maintenant que la guerre était finie. Finie était un bien grand mot quand elle les voyait dans les ambulances. Ils arrivaient comme ce matin, par vagues, en train, tous ensemble, comme s'ils obéissaient une dernière fois à un ordre lointain, rentrer à Annecy. Elle se disait que l'hiver était la saison qui convenait à la désolation. Des hommes marchant seuls dans l'angoisse de retrouver leur famille. Lors de leur première arrivée, elle les espérait chantant presque leur joie d'être de retour, mais elle avait vite compris le silence obstiné de ces survivants."
01 novembre 2007
"La première marche" d'Isabelle Minière, une critique
J'ai eu envie de lire La première marche dès que j'ai vu le livre. En effet la couverture m'a beaucoup intriguée car elle mêlait une photo avec un dessin. Puis je l'ai lu, et en plus d'avoir une couverture attrayante, l'histoire est vraiment très originale. Je me suis demandé à la fin de ma lecture si cette histoire n'était pas en fait une histoire vécue à cause de la photo sur la couverture... La petite fille du roman est très attendrissante et son histoire vraiment touchante. En bref, La première marche est un livre que j'ai tout simplement adoré.
Kassandre



